FOULES

Arno a regardé l’encre couler jusqu’au bas de la feuille et se répandre de telle sorte qu’elle formait comme des pieds. L’encre n’avait plus besoin de la feuille. L’idée du dessin dans l’espace s’était emparée de lui. Il a travaillé ces gouttes, cherché l’équilibre entre ses envies et le hasard. En figeant cet écoulement, Arno suspend le temps qui passe. Ces sculptures « Foules » qui font vibrer l’espace et le temps par les alternances de pleins et de vides, comme une « musique spatiale ».